
Le 1er mai – Une conquête sociale, pas une option
Le 1er mai est la seule fête légale, chômée et payée inscrite dans le Code du travail.
Il est reconnu comme Journée internationale des travailleurs par l’OIT.
Il commémore les luttes pour la journée de 8 heures, les droits syndicaux, la dignité au travail. Le retirer ou le déclasser reviendrait affaiblir un symbole universel de solidarité et de justice sociale.
Le 14 juillet : une fête nationale… qui coûte cher
Selon plusieurs rapports publics :
- Défilé militaire : 3 à 4 millions d’euros par an.
- Feu d’artifice parisien : environ 700 000 €.
- Mobilisation de milliers de militaires, véhicules, aéronefs, logistique, sécurité.
Des observateurs soulignent que comparer le coût du 1er mai (quasi nul pour l’État) à celui du 14 juillet n’a pas de sens, car les deux fêtes n’ont ni la même histoire, ni la même fonction.
Remettre en cause le 1er mai reviendrait à affaiblir la place du travail et des travailleurs dans la République. Cela pourrait ouvrir la voie à d’autres remises en cause : jours fériés, droits collectifs, protections sociales.
Le débat détourne l’attention des vrais enjeux : salaires, conditions de travail, services publics, logement.
Ce que nous défendons
- Le maintien intégral du 1er mai, journée internationale des travailleurs.
- Le respect des conquêtes sociales obtenues par la lutte.
- Une République qui valorise celles et ceux qui la font vivre : salariés, agents publics, soignants, enseignants, ouvriers, techniciens, précaires.
- Un débat public fondé sur les faits, pas sur des oppositions artificielles entre fêtes nationales.
On ne remplace pas une journée de lutte par une journée de parade.
On ne remplace pas les travailleurs par les canons.
On ne remplace pas l’histoire sociale par le folklore militaire.
Le 1er mai appartient aux travailleurs. Il n’est pas négociable.
